Cap Prépa · Concours
Droit public 2 — droit administratif : révision structurée
CAP PRÉPA — Concours de l'École nationale de la magistrature (hard skill) · séance 9 · ≈ 33 min d’écoute
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Partie 1 — Les fondements du droit administratif
Dans cette partie :
- Le dualisme juridictionnel et le juge administratif
- Les sources du droit administratif
- Le principe de légalité et la hiérarchie des normes
Définition : Dualisme juridictionnel
Système dans lequel coexistent deux ordres de juridictions distincts — l'ordre judiciaire, coiffé par la Cour de cassation, et l'ordre administratif, coiffé par le Conseil d'État — chacun compétent pour une catégorie de litiges, les conflits de compétence étant tranchés par le Tribunal des conflits.
Origine du terme : du latin dualis (double) et du grec kritês (juge)
Définition : Sources du droit administratif
Ensemble des normes — constitutionnelles, conventionnelles, législatives, réglementaires et jurisprudentielles — qui régissent l'organisation et l'action des personnes publiques, classées selon leur valeur dans la hiérarchie des normes dégagée notamment par l'arrêt Nicolo (CE, 20 octobre 1989) pour la supériorité des traités sur la loi.
Origine du terme : du latin fons (source, origine)
Définition : Principe de légalité
Obligation faite à toute autorité administrative d'agir conformément à l'ensemble des règles de droit qui lui sont supérieures, sous peine de voir ses actes annulés par le juge administratif pour excès de pouvoir.
Origine du terme : du latin lex, legis (la loi)
L'architecture des juridictions administratives
- Conseil d'État : juge de cassation et d'appel spécialisé
- Cours administratives d'appel : second degré (8 CAA)
- Tribunaux administratifs : premier ressort (42 TA)
- Tribunal des conflits : arbitre des compétences
- Juridictions spécialisées : CNDA, CRC, etc.
Les critères de compétence du juge administratif
- Critère organique : personne publique en cause
- Critère matériel : service public ou puissance publique
- SPIC ≠ SPA : enjeu de compétence capital
- Arrêt Blanco (1873) : responsabilité autonome
- Arrêt Bac d'Eloka (1921) : SPIC = juge judiciaire
Les principes généraux du droit (PGD)
- Règles non écrites dégagées par le Conseil d'État
- Valeur supra-décrétale, infra-législative
- Ex. : droits de la défense (CE, 1944, Dame Veuve Trompier-Gravier)
- Ex. : égalité devant le service public
- Rôle combleur de lacunes législatives
La théorie des circonstances exceptionnelles
- Heyriès (1918) : décret sans contreseing en temps de guerre
- Dames Dol et Laurent (1919) : restriction libertés en zone de guerre
- Conditions : péril grave, inadaptation des règles normales
- Retour obligatoire à la légalité ordinaire
- Enjeu contemporain : états d'urgence (sanitaire, sécuritaire)
Activité du Conseil d'État : affaires enregistrées (2019-2023)
L'activité contentieuse du Conseil d'État illustre l'importance pratique du droit administratif.
- 42 TA Tribunaux administratifs en France métropolitaine et outre-mer (CJA — conseil-etat.fr, 2025)
- 8 CAA Cours administratives d'appel couvrant le territoire national (CJA — conseil-etat.fr, 2025)
À retenir : Dualisme juridictionnel
- Deux ordres : judiciaire (C. cass.) / administratif (CE)
- TC arbitre les conflits de compétence
- Compétence administrative : critères organique + matériel
- SPA → juge administratif ; SPIC → juge judiciaire (principe)
- Valeur constitutionnelle : Cons. const., 23 janv. 1987
À retenir : Sources du droit administratif
- Pyramide : Constitution → traités → loi → règlement
- Nicolo (1989) : traité > loi (droit UE inclus)
- PGD : supra-décrétaux, infra-législatifs
- Lois de Rolland : égalité, continuité, mutabilité
- Jurisprudence CE : source créatrice essentielle
À retenir : Légalité et hiérarchie des normes
- Légalité : base légale + respect des normes supérieures
- Circonstances exceptionnelles : souplesse prétorienne (Heyriès)
- Retour obligatoire à la légalité normale
- État d'urgence : cadre légal distinct (loi 1955, réforme 2020)
- Proportionnalité : critère de contrôle du juge
Partie 2 — L'action administrative et ses instruments
Dans cette partie :
- L'acte administratif unilatéral
- Le contrat administratif
- La police administrative
Définition : Acte administratif unilatéral (AAU)
Décision juridique prise par une autorité administrative dans l'exercice de ses prérogatives de puissance publique, qui crée, modifie ou supprime des droits et obligations sans requérir le consentement de ses destinataires.
Origine du terme : du latin unus (un seul) et latus (côté) : décision prise d'un seul côté
Définition : Contrat administratif
Convention conclue par au moins une personne publique, qualifiée d'administratif soit par un texte législatif, soit parce qu'elle présente un lien avec le service public ou comporte des clauses exorbitantes du droit commun, soumise pour son contentieux au juge administratif.
Origine du terme : du latin contractus (accord, convention)
Définition : Police administrative
Activité de l'administration qui vise à prévenir les troubles à l'ordre public — sécurité, tranquillité, salubrité publiques — par des mesures réglementaires ou individuelles limitant les libertés, sous le contrôle du juge administratif qui en vérifie la nécessité et la proportionnalité.
Origine du terme : du grec politeia (organisation de la cité)
Régime de l'AAU : élaboration et exécution
- Compétence : principe de spécialité des autorités
- Procédure : consultation, motivation (loi 1979/2018)
- Entrée en vigueur : publication ou notification
- Présomption de légalité et caractère exécutoire
- Abrogation vs retrait : régimes distincts (loi DCRA 2000)
Régime et grandes catégories de contrats administratifs
- Marchés publics : Code de la commande publique (2019)
- Concessions : délégation de service public
- PPP / contrats de partenariat (transformés en marchés globaux)
- Pouvoirs exorbitants de l'administration co-contractante
- Théorie de l'imprévision : rééquilibrage économique
Contrôle du juge sur les mesures de police
- Contrôle de nécessité et de proportionnalité
- Benjamin (1933) : interdiction spectacle — contrôle renforcé
- Circonstances locales : aggravation des restrictions possible
- Police spéciale prime sur police générale
- Libertés fondamentales : conciliation obligatoire
À retenir : Acte administratif unilatéral
- AAU : décision unilatérale, créatrice d'effets juridiques
- Acte faisant grief = susceptible de recours contentieux
- Motivation obligatoire : décisions individuelles défavorables
- Retrait : 4 mois max, si illégal (Ternon, 2001)
- Abrogation : pour l'avenir seulement
À retenir : Contrat administratif
- Critères : clause exorbitante OU lien service public
- Code commande publique 2019 : marchés + concessions
- Pouvoirs exorbitants : modification, résiliation unilatérales
- Imprévision (Gaz de Bordeaux, 1916) : rééquilibrage financier
- Contentieux : juge administratif compétent
À retenir : Police administrative
- Préventive (≠ police judiciaire, répressive)
- Ordre public : sécurité, tranquillité, salubrité + dignité (1995)
- Benjamin (1933) : proportionnalité des mesures de police
- Police spéciale prime sur police générale
- Juge administratif compétent (≠ juge judiciaire pour PJ)
Partie 3 — Le contentieux administratif et la responsabilité
Dans cette partie :
- Les recours contentieux devant le juge administratif
- La responsabilité administrative
- Méthode et entraînement pour l'épreuve de droit public
Définition : Recours pour excès de pouvoir (REP)
Recours contentieux par lequel tout requérant ayant intérêt à agir demande au juge administratif d'annuler un acte administratif illégal, sans avoir à invoquer un droit subjectif lésé, le juge se bornant à contrôler la légalité de l'acte.
Origine du terme : du latin recursus (retour en arrière) et potestas (puissance)
Définition : Responsabilité administrative
Obligation pour une personne publique de réparer les dommages causés à des tiers dans l'exercice de ses activités, selon des règles autonomes du droit civil, relevant de la compétence du juge administratif, fondée soit sur la faute, soit sans faute dans les cas prévus par la jurisprudence.
Origine du terme : du latin respondere (répondre de ses actes)
Les autres recours et les procédures d'urgence
- Recours de pleine juridiction : droits subjectifs
- Référé-suspension (L. 521-1 CJA) : urgence + doute sérieux
- Référé-liberté (L. 521-2 CJA) : atteinte grave et manifestement illégale
- Référé-conservatoire (L. 521-3 CJA) : mesures utiles
- QPC : contrôle de constitutionnalité a posteriori
Faute de service vs faute personnelle
- Faute de service : imputable au service, engage l'administration
- Faute personnelle : détachable du service, engage l'agent
- Cumul possible : Anguet (1911), Lemonnier (1918)
- Faute lourde : services régaliens — police, fisc, hôpital (évolution)
- Évolution : abandon faute lourde en médecine (Bianchi, 1993)
La responsabilité sans faute
- Risque : activités dangereuses (explosifs, armes — Regnault)
- Rupture d'égalité devant les charges publiques
- Préjudice anormal et spécial : conditions cumulatives
- Aléa thérapeutique : loi du 4 mars 2002 (solidarité nationale)
- Responsabilité du fait des lois : Fleurette (1938)
Méthode de la composition de droit public — ENM
- Durée : 5 heures (vérifier session en vigueur sur enm.justice.fr)
- Attente : problématique claire, plan équilibré, maîtrise des sources
- Introduction : accroche → définition → problématique → annonce
- Développement : 2 parties, 2 sous-parties, transitions obligatoires
- Conclusion : bilan + ouverture (pas de nouveaux arguments)
Grille d'autoévaluation — Composition droit public
- Problématique identifiée et formulée explicitement
- Plan logique, équilibré, annoncé en introduction
- Arrêts nommés, datés, et mobilisés à bon escient
- Transitions rédigées entre chaque partie
- Aucune faute de qualification ou de régime
Cas : Exercice original — Cas pratique guidé (droit administratif)
- Situation : arrêté municipal interdit une manifestation culturelle
- Organisateur conteste l'arrêté dans le délai légal
- Questions : qualification de l'acte, recours, contrôle du juge
- Attente : mobiliser Benjamin (1933) et L. 521-2 CJA
- Exercice original CAP PRÉPA — non issu d'annales réelles
QPC transmises au Conseil d'État et au Conseil constitutionnel (2020-2024)
La question prioritaire de constitutionnalité est devenue un outil majeur du contentieux, y compris en matière administrative.
- +27 % Progression des QPC transmises entre 2020 et 2024 (Conseil constitutionnel — tableau de bord QPC 2024)
- ~30 % Part des QPC d'origine administrative (CE) parmi les renvois (Conseil d'État — Rapport d'activité 2023)
À retenir : Recours contentieux
- REP : recours objectif, annulation, 4 cas d'ouverture
- Plein contentieux : droits subjectifs, réformation possible
- Référé-suspension : urgence + doute sérieux (L. 521-1)
- Référé-liberté : atteinte grave et manifestement illégale (L. 521-2)
- QPC : contrôle constitutionnel a posteriori — filtrage CE/Cass
À retenir : Responsabilité administrative
- Faute de service : juge administratif compétent
- Faute personnelle : juge judiciaire (cumul possible — Lemonnier)
- Sans faute : risque (Regnault) + rupture égalité (Fleurette)
- Préjudice anormal et spécial : condition du sans-faute
- Abandon progressif de la faute lourde (Bianchi, 1993)
À retenir : Méthode composition droit public
- Introduction : accroche → définition → problématique → plan
- Plan 2×2 : norme, pas option — transitions rédigées
- Arrêts : juridiction + date + principe en une phrase
- Grille d'autoévaluation : 5 critères après chaque copie
- Rapports de jury ENM : source de référence absolue
Lexique
- Acte créateur de droits
- Acte administratif qui confère des droits à son destinataire, ne pouvant être retiré que dans des conditions très encadrées (délai de 4 mois si illégal — jurisprudence Ternon)
- Bloc de constitutionnalité
- Ensemble des normes de référence du contrôle de constitutionnalité : Constitution de 1958, DDHC de 1789, Préambule de 1946, Charte de l'environnement de 2004, principes fondamentaux reconnus par les lois de la République
- Clause exorbitante du droit commun
- Clause d'un contrat administratif qui serait impossible ou inhabituelle dans un contrat entre personnes privées, conférant à l'administration des prérogatives particulières
- Détournement de pouvoir
- Cas d'ouverture du REP : l'autorité a usé de ses pouvoirs dans un but autre que celui pour lequel ils lui ont été conférés
- Dualisme juridictionnel
- Coexistence de deux ordres de juridictions — judiciaire et administratif — chacun compétent pour une catégorie distincte de litiges
- Faute de service
- Faute imputable au fonctionnement du service public, engageant la responsabilité de l'administration devant le juge administratif
- Imprévision (théorie de l')
- Mécanisme permettant le rééquilibrage financier d'un contrat administratif lorsque des circonstances imprévisibles lors de sa conclusion ont profondément bouleversé son économie
- Ordre public (composantes)
- Trilogie classique : sécurité, tranquillité, salubrité publiques ; étendu à la dignité humaine par CE Ass., Morsang-sur-Orge, 1995
- Préjudice anormal et spécial
- Condition de la responsabilité sans faute pour rupture d'égalité devant les charges publiques : le dommage doit excéder le seuil normal des charges sociales et ne toucher qu'un petit nombre de personnes
- Principe de légalité
- Obligation pour l'administration d'agir conformément à l'ensemble des normes juridiques qui lui sont supérieures
- Recours de plein contentieux
- Recours par lequel le juge administratif peut non seulement annuler un acte mais aussi le réformer et condamner l'administration à des dommages-intérêts
Sigles
- AAU : Acte administratif unilatéral
- CAA : Cour administrative d'appel
- CE : Conseil d'État
- CJA : Code de justice administrative
- CRPA : Code des relations entre le public et l'administration
- ENM : École nationale de la magistrature
- ONIAM : Office national d'indemnisation des accidents médicaux
- PPP : Partenariat public-privé
- QPC : Question prioritaire de constitutionnalité
- REP : Recours pour excès de pouvoir
- SPA : Service public administratif
- SPIC : Service public industriel et commercial
- TA : Tribunal administratif
- TC : Tribunal des conflits
Questions fréquentes
Combien de temps dure le cours « Droit public 2 — droit administratif : révision structurée » ?
Environ 33 minutes d’écoute, réparties en 45 écrans avec voix-off, et un quiz d’auto-évaluation.
Faut-il s’inscrire ou payer ?
Non. Le cours est gratuit, sans inscription ni compte, et il peut être téléchargé pour être écouté hors-ligne.
À quel niveau correspond ce cours ?
Il correspond au niveau Tous publics (Candidat préparé) (Tous publics (Candidat préparé)) du catalogue du Groupe École de Commerce de Lyon. Il ne délivre aucun diplôme.
Que signifie « Dualisme juridictionnel » ?
Système dans lequel coexistent deux ordres de juridictions distincts — l'ordre judiciaire, coiffé par la Cour de cassation, et l'ordre administratif, coiffé par le Conseil d'État — chacun compétent pour une catégorie de litiges, les conflits de compétence étant tranchés par le Tribunal des conflits.
Que signifie « Sources du droit administratif » ?
Ensemble des normes — constitutionnelles, conventionnelles, législatives, réglementaires et jurisprudentielles — qui régissent l'organisation et l'action des personnes publiques, classées selon leur valeur dans la hiérarchie des normes dégagée notamment par l'arrêt Nicolo (CE, 20 octobre 1989) pour la supériorité des traités sur la loi.
Que signifie « Principe de légalité » ?
Obligation faite à toute autorité administrative d'agir conformément à l'ensemble des règles de droit qui lui sont supérieures, sous peine de voir ses actes annulés par le juge administratif pour excès de pouvoir.
Que signifie « Acte administratif unilatéral (AAU) » ?
Décision juridique prise par une autorité administrative dans l'exercice de ses prérogatives de puissance publique, qui crée, modifie ou supprime des droits et obligations sans requérir le consentement de ses destinataires.
Que signifie « Contrat administratif » ?
Convention conclue par au moins une personne publique, qualifiée d'administratif soit par un texte législatif, soit parce qu'elle présente un lien avec le service public ou comporte des clauses exorbitantes du droit commun, soumise pour son contentieux au juge administratif.
Que signifie « Police administrative » ?
Activité de l'administration qui vise à prévenir les troubles à l'ordre public — sécurité, tranquillité, salubrité publiques — par des mesures réglementaires ou individuelles limitant les libertés, sous le contrôle du juge administratif qui en vérifie la nécessité et la proportionnalité.
Que signifie « Recours pour excès de pouvoir (REP) » ?
Recours contentieux par lequel tout requérant ayant intérêt à agir demande au juge administratif d'annuler un acte administratif illégal, sans avoir à invoquer un droit subjectif lésé, le juge se bornant à contrôler la légalité de l'acte.
Que signifie « Responsabilité administrative » ?
Obligation pour une personne publique de réparer les dommages causés à des tiers dans l'exercice de ses activités, selon des règles autonomes du droit civil, relevant de la compétence du juge administratif, fondée soit sur la faute, soit sans faute dans les cas prévus par la jurisprudence.
Que veut dire « Acte créateur de droits » ?
Acte administratif qui confère des droits à son destinataire, ne pouvant être retiré que dans des conditions très encadrées (délai de 4 mois si illégal — jurisprudence Ternon)
Que veut dire « Bloc de constitutionnalité » ?
Ensemble des normes de référence du contrôle de constitutionnalité : Constitution de 1958, DDHC de 1789, Préambule de 1946, Charte de l'environnement de 2004, principes fondamentaux reconnus par les lois de la République
Que veut dire « Clause exorbitante du droit commun » ?
Clause d'un contrat administratif qui serait impossible ou inhabituelle dans un contrat entre personnes privées, conférant à l'administration des prérogatives particulières
Que veut dire « Détournement de pouvoir » ?
Cas d'ouverture du REP : l'autorité a usé de ses pouvoirs dans un but autre que celui pour lequel ils lui ont été conférés
Que veut dire « Faute de service » ?
Faute imputable au fonctionnement du service public, engageant la responsabilité de l'administration devant le juge administratif
Références du cours
- Long M., Weil P., Braibant G., Delvolvé P., Genevois B. (2023), Les grands arrêts de la jurisprudence administrative, Dalloz
- Chapus R. (2001), Droit administratif général, tomes 1 et 2, Montchrestien
- Waline J. (2022), Droit administratif, Dalloz, coll. Précis
- Rouault M.-C. (2023), Droit administratif, Gualino
- (2025),
- (2025),
- (),
- (),
- (),
- (),
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